[Microsoft Surface RT] Un mois de vie commune

Déjà un eu plus d’un mois que je possède et que j’utilise à plein la Microsoft Surface RT. Je l’ai utilisé comme tablette, je l’ai utilisé comme ordinateur portable complet. Elle a même remplacée mon « vrai » ordinateur pendant deux semaines complètes. L’heure est maintenant venue de vous partager mes joies, mes frustrations et plus encore.

Mais avant tout, je ferai quand même un retour général sur les caractéristiques de cet appareil. Entièrement construit de métal de couleur gris titane, le boitier VaporMG™, la Microsoft Surface RT donne l’impression de pouvoir arrêter les balles. Malgré son mois d’utilisation, la tablette a toujours l’air complètement neuve, si ce n’est que le clavier Touch Cover qui trahit son utilisation par quelques touches un peu pâlie par mon utilisation intensive. Le boitier VaporMG™ est vraiment bien conçu, sauf à deux niveaux : la bande plastique qui entoure la caméra arrière et l’arrière de la tablette qui, malgré elle, est un aimant pour les traces de doigts. Toutefois, aucune rayure n’est visible, ce qui n’était déjà plus le cas après la même utilisation de l’iPad Mini.

L’une des raisons que je voulais me procurer une Surface RT était aussi le système d’exploitation. Bien que celui-ci ne soit pas compatible avec l’historique complet des logiciels pour Windows X86, reste que plusieurs fonctionnalités natives de Windows sont tout de même présentes. J’ai d’ailleurs un exemple concret à ce chapitre. Vous voyez, lorsque j’ai acheté ma tablette, j’ai décidé de vendre mon ordinateur portable et de le remplacer par un PC traditionnel pour d’un côté avoir plus de performance et retourner dans le jeu vidéo sur PC, mais aussi parce que je sentais que mon besoin de mobilité était désormais entièrement comblé par la Surface RT. Le problème, c’est que devrais vivre pendant un certain temps avec uniquement la tablette. Ça s’est très bien déroulé.

Comme tout bon technicien informatique, j’ai formaté mon ordinateur portable avant de laisser à une autre personne. J’ai donc pris mon backup, effectuer le formatage et là OUPS, j’avais oublié de créer une clé USB pour réinstaller Windows (je n’avais pas de CD). J’ai donc utilisé la Surface RT pour recréer une clé d’amorçage.

  1. J’ai copié le fichier ISO de mon image Windows 8 sur la Surface RT
  2. J’ai inséré une clé USB que j’ai formaté avec l’outil Disk Part de Windows (un outil disponible en ligne de commande) et je l’ai rendue active.
  3. J’ai ouvert le fichier ISO avec Windows RT (supporté nativement) et j’ai copié les fichiers sur la clé USB
  4. BING : une clé USB d’amorçage pour réinstaller Windows, le tout entièrement créée sur une tablette.

C’est exactement l’image que j’avais de Windows RT. Même si on ne peut y installer tout l’historique de logiciels Windows compatible, les fonctions incluses nativement permettent en elles seules d’en faire beaucoup plus qu’avec une tablette traditionnelle. Et je n’ai même pas touché à la suite Office 2013 incluse, une suite presque complète (seules quelques fonctions de macros ne sont pas disponibles), et une autonomie de 9 heures sur la pile, en moyenne.

Tout cela semble bien beau, mais la Surface RT n’a évidemment pas que des qualités. Lorsque je j’utilisais la tablette comme seul et unique outil informatique, j’ai rencontré évidemment quelques irritants liés au système d’exploitation. Un des gros manques pour moi est Google Hangouts. Cet outil de vidéoconférence disponible sur Google Plus manque cruellement de support. Comme on le sait, Google Hangouts est normalement un plugin installé à Chrome ou Internet Explorer pour se connecter au service. Or, les plugins externes ne sont pas permis par Microsoft sur Windows RT (comme sur les autres plateformes mobiles d’ailleurs). Évidemment, Google a créé une application Google Plus qui supporte les Hangouts sur les autres plateformes mobiles, mais pas pour Windows. Il semble que le torchon brule entre les deux compagnies et que ce ne soit pas prêt d’être terminé (voir ici la campagne Scroogle de Microsoft, une campagne très négative que je déplore d’ailleurs). Au final, la seule personne qui paye vraiment de cette guerre est le simple consommateur. Dans le cas de Google, ce sont tous les services qui ne sont pas supportés via une application… ouch. Heureusement, j’utilise généralement les services de Microsoft pour mes besoins de tous les jours, mais dans l’Internet d’aujourd’hui, il est carrément impossible de passer à côté de Google.

Un autre irritant vient de l’instabilité de certaines applications plus critiques dans mon utilisation. SI le manque d’un app native pour Facebook ne me manque pas du tout (toutes les fonctions du site web fonctionnent parfaitement via le navigateur web et l’app contact se charge d’afficher les notifications), c’est un peu différent pour Twitter. Il est évident que ce réseau social fonctionne bien via la page web, mais nous savons tous comment il est plus agréable et efficace d’utiliser une application pour ce service. Et si j’en ai trouvé quelques-unes qui font le travail (comme Tweetro+ par exemple), les notifications en temps réel arrivent toujours trop tard et les applications doivent être fréquemment relancées pour assurer la performance de celles-ci. Ennuyant pour un réseau social basé sur l’instantanéité du moment.

Enfin, j’aimerais avoir la chance de tester le même système sur un processeur plus puissant. Le Tegra 3 de NVIDIA fait du bon boulot, mais il manque tout de même de puissance pour tout faire tourner parfaitement. Si dans la majorité des cas on ne remarquera rien, on s’en rendra vite compte lorsque qu’on compare la vitesse de chargement des pages web avec une autre tablette (un iPad par exemple). Il est clair que le support du flash impacte négativement la performance de navigation, mais j’aurais tout de même aimé un peu plus de vitalité sur ce point.

Malgré tout, la Surface RT est de loin la tablette la plus polyvalente que j’ai utilisé à ce jour et celle que j’ai préférée. Ses fonctions natives lui confèrent des utilisations normalement réservées aux ordinateurs, de même que son clavier intégré. Le Touch Cover est d’ailleurs un incontournable avec cette tablette car si il est très bien possible de s’en passer, le posséder donne un avantage notable et une réelle distinction face aux produits concurrents. De plus, il est plus facile de la recommander maintenant, puisque la barre des 43 000 a récemment été franchie (selon http://metrostore.preweb.sk/) et on retrouve une boutique d’applications bien plus garnies. À cela on y ajoute une suite Office 2013 complète (Word, Excel, Powerpoint et OneNote), la possibilité d’afficher deux applications à la fois (de loin la fonction que j’utilise le plus) et on obtient une versatilité sans précédent. L’approche de Microsoft (réduire la taille d’un ordinateur plutôt que de grandir un téléphone) fait bien plus de sens à mon humble avis, et il me tarde de découvrir le futur de leur ligne Surface.

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